Le grand jazzman africain Manu Dibango décède en France d’un virus

Manu Dibango, qui a fusionné les rythmes africains avec le funk pour devenir l’un des musiciens les plus influents de la danse du monde, est décédé mardi avec le coronavirus, selon son éditeur de musique. Il avait 86 ans.

Le saxophoniste né au Cameroun, qui a acquis une renommée internationale avec sa chanson de 1972 «Soul Makossa», est décédé dans un hôpital de la région parisienne, a expliqué Thierry Durepaire.

Dibango a été hospitalisé pour une maladie «liée à COVID-19», a déclaré sa page Facebook officielle la semaine dernière.

« Soul Makossa » a été l’un des premiers succès de la scène musicale du monde naissante, y compris un crochet accrocheur copié par certaines des plus grandes stars de la pop du monde.

En 2009, Dibango a déposé une plainte contre Michael Jackson et Rihanna, affirmant qu’ils avaient volé sa musique dans «Wanna Be Startin ‘Something» et «Don’t Stop the Music», respectivement. 

Les services funéraires devaient être « tenus dans la plus stricte confidentialité », suivis d’un hommage « lorsque cela était possible », a annoncé mardi l’annonce. Les funérailles en France ont été limitées à 20 personnes dans le cercle le plus proche du défunt en raison d’un blocage pour tenter de ralentir la propagation du COVID-19.

Dibango laisse dans le deuil quatre enfants.

___

Dans cette photo d’archive du 24 janvier 2018, le saxophoniste Manu Dibango se produit lors défilé de mode Haute Couture Printemps-Été 2018 de Franck Sorbier à Paris. Le célèbre homme de jazz Manu Dibango, pour beaucoup du « Papy Groove » bien-aimé qui a servi d’inspiration et de pionnier dans son art, est décédé mardi des suites du coronavirus, a annoncé sa page Facebook officielle. Il avait 86 ans. Pour la plupart des gens, le nouveau coronavirus ne provoque que des symptômes légers ou modérés. Pour certains, cela peut provoquer une maladie plus grave. (Photo AP / Christophe Ena)