La France a commandé près de 250 millions de masques

La France a commandé près de 250 millions de masques chirurgicaux et FFP2 auprès de fournisseurs étrangers, a annoncé samedi le ministre de la Santé et des Solidarité, Olivier Véran, tentant d’apaiser la colère des professions face à la pénurie de matériel de protection.

Comme beaucoup de pays affectés par le coronavirus, la France fait face à un manque criant de masques FFP2 et de masques chirurgicaux, suscitant de vives inquiétudes de la part des professionnels amenés à être en contact avec le public, comme les policiers, les postiers et même le personnel soignant. 

“Nous avons tout mis en oeuvre pour augmenter notre stock dans un marché extrêmement tendu où une grande partie de la production vient de Chine, berceau de l’épidémie”, a déclaré Olivier Véran lors d’un point presse. 

“La France, en plus des stocks et de la production nationale renforcée, a ainsi passé plusieurs commandes de masques de protection à l’étranger auprès d’industriels en capacité de fournir rapidement de gros volumes”, a-t-il ajouté. 

“Je peux vous annoncer que nous avons d’ores et déjà signé plusieurs commandes pour plus de 250 millions de masques qui seront livrés progressivement (…) au cours des prochaines semaines.” 

Depuis la dernière semaine de février, 70 millions de masques ont été livrés aux professionnels de santé de ville, Ehpad (maisons médicalisées) et hôpitaux, a-t-il précisé. 

Grâce à la réquisition des stocks, à la production sur le territoire national, aux dons et aux importations, le gouvernement a ainsi récupéré 40 millions de masques supplémentaires. Il dispose donc d’un stock de 86 millions de masques – 5 millions de type FFP2, jugés plus protecteurs, et 81 millions chirurgicaux. 

LVMH COMMANDE 10 MILLIONS DE MASQUES 

La consommation moyenne prévue dans le pays est estimée à 24 millions de masques par semaine. 

Face à la colère des médecins libéraux – qui ont été rationnés à 18 masques par professionnels et par semaine – et celle des soignants dans les hôpitaux, le ministre admet que la logistique a été “complexe” à gérer ces derniers jours. 

“Notre pays